Le mot du président

LAPLACE BernardDepuis sa création en 1959, le SIARJA n’a cessé d’évoluer. Initialement dédié à l’entretien de la Juine et de ses affluents, il a élargi ses missions en 2009 par la signature du Contrat de bassin, qui fédère l’ensemble des partenaires locaux autour d’un projet concerté de gestion de l’eau à l’échelle du bassin de la Juine.
Aujourd’hui encore, le SIARJA est bien conscient que les collectivités sont particulièrement en attente d’aide et de conseil et souhaite impulser une dynamique d’écoute pour leur apporter ses compétences.

Bien conscient de la nécessité que le SIARJA ait une démarche fédératrice, il est également essentiel que nous soyons force de proposition pour répondre aux attentes de nos partenaires techniques et financiers.
Les échéances actuelles nous mettent face à un rendez-vous historique, c’est pourquoi le SIARJA doit poursuivre son action en tant qu’acteur incontournable du territoire. C’est avec un grand plaisir que j’ai rejoint l’équipe du SIARJA pour mener à bien ces objectifs.
 
Le Président, Bernard LAPLACE
galerie

A l'occasion de la journée internationale des forêts qui s’est déroulée le 21 Mars dernier, près d’un hectare de berges a été reboisé au niveau des sources à Autruy-sur-Juine. Ce site humide et naturel possède une grande valeur patrimoniale. Il est situé en bordure d’un coteau calcaire boisé classé Natura 2000 qui confère une certaine protection à la Juine classée en 1ère catégorie piscicole à cet endroit.

219 arbres et arbustes d’essences locales ont été plantés afin de reconstituer une ripisylve naturelle. Parmi cette végétation adaptée au milieu on retrouve du Saule blanc, de l’Aulne glutineux, du Noisetier, du Saule marsault, du Cornouiller sanguin ainsi qu'un cultivar de l’Orme résistant à la graphiose.

Pour explication, un cultivar est une variété de végétaux issue d’une hybridation. La graphiose, quant à elle, est une maladie qui engendre la déformation de l’écorce des branches de l’Orme. Cette maladie est causée par un champignon (Ophiostoma ulmi) qui se transmet via un coléoptère : le Scolyte de l’Orme (Scolytus scolytus). De nombreux ormes repoussent naturellement sur le site, mais risquent d'être attaqués par la graphiose quelques années plus tard. Si cette expérimentation se révèle efficace, elle permettra au SIARJA de diversifier ses futures plantations.

 

 

La densité de la plantation est relativement faible (en moyenne 1 arbre tous les 4 à 8 mètres), de manière à favoriser des repousses spontanées les années suivantes. Si cette régénération naturelle s’avère insuffisante, d’autres végétaux seront plantés pour consolider le boisement.

Au cœur de la ripisylve, des zones ont été laissées ouvertes afin de varier la luminosité le long du cours d’eau. Cela permettra de maitenir la biodiversité de la Juine déjà riche en hélophytes (Iris des marais, Roseaux communs, Salicaires communes…) et en herbiers flottants (Callitriches, Cresson de fontaine…).

 

 

Ces plantations feront l’objet d’un suivi régulier : des inventaires de la faune et de la flore permettront de rendre compte de l’évolution des cortèges présents sur le site.

Affaire à suivre !

carte pdfcarte