Le mot de la présidente

SIEBENALER Maryvonne La Juine et ses affluents impriment leur marque sur notre territoire, traçant les vallées riches en boisements et zones humides, cheminant dans nos plateaux dédiés à l’agriculture et dans nos villes et villages. Le lien étroit des cours d’eau avec la nappe de Beauce qui l’alimente donne vie à de nombreuses activités : cressiculture, pêche, loisirs…
Aujourd’hui, le dérèglement climatique avec son lot d’évènements de plus en plus fréquents et intenses impactent directement le cycle de l’eau, la rivière et son bassin versant. Il est de notre devoir, collectif, de nous préparer et de nous adapter pour que notre territoire soit le plus résilient possible face à ces changements importants. La rivière et sa trame verte et bleue doivent être considérées comme des alliées et des sources de solutions pour l’avenir.
C’est la démarche que le SIARJA a engagée auprès des collectivités du bassin versant, à travers le contrat territorial « Eau, Climat et Trame verte et bleue » proposé par les partenaires – Agence de l’eau, Conseils régionaux et départementaux. Comptez sur moi pour poursuivre dans cette voie, initiée par mon prédécesseur Bernard Laplace et ses équipes que je veux ici saluer. Je le ferais avec toujours le même état d’esprit qui fait la force du syndicat : proximité et solidarité avec réactivité et professionnalisme.

 

La Présidente, Maryvonne SIEBENALER
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Le domaine de Chamarande, la forêt régionale à Saint-Vrain, la source Sainte-Apolline de Chalou-Moulineux, les marais d'Itteville, le crapaudrôme d'Auvers-Saint-Georges, l'Île des Scellés à Lardy, les mares de Torfou... autant de sites qui ont été prospectés de nuit par Lise, stagiaire au SIARJA, entre février et juin 2019.

 

Ces virées nocturnes ont permis d'identifier quatre espèces remarquables : le Crapaud commun, la Grenouille agile, la Grenouille verte et le Triton palmé.

 

 

Presque systématiquement, le Triton palmé a été inventorié : une bonne nouvelle pour la biodiversité !

Ces petits amphibiens sont facilement identifiables grâce à leur longue queue aplatie et les mâles peuvent être distingués grâce à la forme caractéristique de leurs pattes arrière. On peut retrouver les adultes dans les milieux aquatiques uniquement lors de la période de reproduction. Les femelles pondent alors leurs oeufs un par un sur des supports végétaux immergés. Le reste de l'année, les tritons migrent en milieu terrestre et s'abritent dans les haies, dans le bois mort, sous la mousse, dans les feuilles, ...

 

 

Grâce aux inventaires, notamment d'amphibiens, le rôle majeur des mares et des mouillères en faveur de la biodiversité peut-être mis en évidence. Ces études permettent également de définir des plans de gestion adaptés et à adopter pour préserver ces milieux fragiles et indispensables au développement des espèces endémiques.

 

 

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