Juine-aval

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La rivière Juine prend sa source à Autruy-sur-Juine dans le Loiret au lieu-dit « le Bois de la Muette » et se jette dans l’Essonne à Vert-le-Petit. D’une longueur de 52 km, elle traverse 18 communes dont 17 sont situées dans l’Essonne. La Juine reçoit les eaux de 4 affluents : l’Eclimont et le Juineteau en rive droite, et en rive gauche la Marette de Guillerval ainsi que la Rivière d’Etampes, elle-même formée de la Louette et de la Chalouette. Ces affluents, d’une longueur cumulée de 41 km, traversent 10 communes. La Juine et ses affluents traversent au total 23 communes.

 

La Juine, telle qu’elle se présente aujourd’hui, est une rivière artificielle qui a été façonnée par la main de l’homme au 18ème siècle lors de l’implantation historique des moulins. La rivière a été divisée en biefs, c’est-à-dire en tronçons compris entre deux chutes d’eau, et son cours a été modifié : recalibrage, rectification, curage… On dénombre 40 biefs sur le lit principal de la Juine et 45 biefs sur ses 4 affluents. Les 85 biefs artificiels surplombent l’ancien lit ou « marette » : on dit que la Juine est une rivière perchée.

Moulin brunehaut morigny   Cressonnieres bief du port
   Le moulin de Brunehaut sur la Rivière
   d'Etampes
     Une cressonnière à Méréville, à proximité du
     bief de Courcelles

 

De nombreuses cressicultures, typiques du bassin de la Juine, se trouvent entre Autruy-sur-Juine et Saclas. Alimentées par des sources, des puits artésiens et quelques pompages, les cultures de cresson obligent à une gestion précise des niveaux d’eau. En effet, en cas de débordement des eaux de la rivière dans les cultures, le cresson est interdit à la vente (risques de contamination par la douve du foie). Aujourd’hui, les cressonnières en activité se raréfient, mais la gestion des niveaux d’eau reste cruciale pour la pérennité de cette activité économique.

 

La Juine est une rivière de nappe. Elle est alimentée à 80% par l’eau issue de nappes souterraines dont la plus importante est la nappe de Beauce. Son alimentation naturelle se fait par une série de sources. Le débit de la Juine varie de 1 à 9 en fonction de la hauteur de la nappe de Beauce, selon des cycles qui s’étalent sur plusieurs années. Ainsi, au moulin de Glaire à Méréville, le débit minimum mesuré est de 0,3 m3/seconde et le débit maximum de 2,7 m3/seconde. Ces variations de hauteur de la nappe ont une incidence directe sur le point de naissance de la Juine. La migration altitudinale des sources sur environ 4,5km est un phénomène bien connu des habitants de la haute vallée. Toutefois, le débit permanent de la rivière varie peu au cours d’une même année. La Juine est une rivière calme qui ne connaît ni crues ni étiages.

source 2       Ouvrages ceb vert le petit
Une partie des sources de la Juine à
Autruy-sur-Juine        
      Un ouvrage de gestion des niveaux d'eau sur la
Juine à Vert-le-Petit